"On m'appelle Demon Copperhead", Barbara Kingsolver


Demon Copperhead naît dans un mobil-home des Appalaches d'une mère toxicomane et d'un père décédé avant sa naissance. À la mort de sa mère, le rouleau compresseur des services sociaux se met en marche. Placé d'abord chez un veuf qui exploite déjà trois autres enfants — où il se lie d'amitié avec Tommy et le charismatique Fast-Forward —, il enchaîne les familles d'accueil chaotiques. À bout, il finit par fuguer pour retrouver la trace de sa grand-mère paternelle. Celle-ci décide alors de le confier à son ex-gendre, un coach de football américain local. Un nouveau départ, mais loin d'être un long fleuve tranquille.

J'ai eu beaucoup de mal à finir ce livre. L'histoire est particulièrement sombre, naviguant constamment entre l'enfer de la drogue, la misère sociale et les violences institutionnelles ou physiques. On compare souvent le destin de Demon à un David Copperfield des temps modernes, et c'est tout à fait vrai tant le parallèle avec l'œuvre de Dickens est fort. C'est un roman puissant et très documenté sur l'Amérique invisible, mais le climat y est si lourd et pesant qu'il m'a fallu beaucoup de persévérance pour arriver à la dernière page. Une lecture marquante, mais éprouvante.

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