Août 1992. Anthony a quatorze ans et étouffe à Heillange, une ville de l'Est de la France marquée par la désindustrialisation. Pour tuer l'ennui de l'été, il fait les quatre cents coups avec son cousin de seize ans, entre premières amours, alcool et petites défonces. Au fil de quatre étés clés — 1992, 1994, 1996 et jusqu'à la Coupe du Monde en 1998 —, on suit le passage à l'âge adulte d'Anthony, de l'indomptable Steph ou encore de l'impulsif Hacine. Une fresque sur la jeunesse, le déterminisme social et la fureur de vivre.
Nicolas Mathieu possède un don indéniable pour décrire la vie d'une manière incroyablement réaliste. Il dépeint ici avec beaucoup de justesse une France ouvrière, celle des vallées désertées par les usines, où la nostalgie flirte constamment avec le désenchantement. C'est une chronique sociale puissante, même si, heureusement, tous les jeunes de cette époque n'ont pas fait les mêmes choix, vécu les mêmes dérives ni fini de la même manière ! Une lecture marquante qui capture parfaitement l'atmosphère douce-amère des années 1990.

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